Dossier windfoil - 3 questions à Benjamin Augé

15/02/2017

Après William Huppert et Julien Bontemps, c’est au tour de Benjamin Augé, jeune espoir du slalom tricolore, de répondre à nos questions dans le cadre de notre dossier windfoil et d’apporter son éclairage sur cette nouvelle discipline.

 

Windsurfjournal.com : Quand et à quelle occasion as-tu découvert la pratique du windfoil et qu’est-ce qui t’a tout de suite séduit ?
Benjamin Augé : Je suis monté pour la première fois sur un foil pendant l'été 2015. En vérité, j'ai galéré ! Je pensais que c'était plus simple d'accès mais mes réflexes de slalomers ne m'ont pas totalement aidé. Le principal problème était de nouveaux appuis (latéral et longitudinal). Ce qui m'a tout de même plu c'est le fait de ne plus toucher l'eau : le monde s'arrêtait ! Presque plus de bruit, à part celui du vent dans la voile. Je n'ai plus touché au windfoil jusqu'au printemps dernier. Grâce à Gasoil (Makofoil) qui m'a prêté un foil, j'ai eu la chance de pouvoir progresser dans mon apprentissage. Puis j'ai rencontré Nicolas Caillou, le boss de Zeeko, le numéro 2 mondial des foils en kite, avec qui nous avons fait un bon travail de recherche et de développement. J'ai donc bénéficié de son expérience du design et de son niveau de rider en kitefoil. Pour les boards de foil, j'ai rapidement travaillé avec Pierre Bracar, le shaper de la marque Sun7, avec qui nous avons développé une planche hyper polyvalente que je vais d'ailleurs utiliser en course. Là j'ai vraiment senti le potentiel incroyable, surtout dans le vent léger. En effet, on peut voler avant de pouvoir planer avec notre plus gros set de slalom.  Les angles de remontée et de descente au vent sont beaucoup plus performants qu'avec les supports que je connais. 


WJ : Qu’apporte selon toi cette pratique par rapport à celle que nous connaissons habituellement en slalom/freeride ?
BA : Tout d'abord, le foil c'est une nouvelle pratique à part entière qui permet une symbiose totale entre les éléments air et eau. En windsurf, on glisse sur l'eau, mais une carène de planche au planing ne sera jamais aussi aérienne qu'un foil et dès les plus basses vitesses. Grâce au foil, on peut monter très rapidement au-dessus de l'eau en supprimant tous les contacts et les impacts avec l'eau, c'est littéralement magique. Selon les envies des uns et des autres, on peut tout autant faire de la promenade en petite voile sans cambers (en navigant avec les potes, on peut même discuter sans avoir à crier !) ou encore tracer et rechercher de la vitesse avec des voiles de courses plus grandes. Mais c'est avant tout la plage de vent très léger qui est totalement exploitable, pour le moment. L'expérience aidant les vents plus forts seront aussi au programme. De plus, on ne regarde plus le spot de la même façon. Par exemple, au Jaï sur mon home spot je me fais des petits parcours rapides qui me semblaient réservés aux bateaux performants ou Formula. La pratique est vraiment addictive et le plaisir de cette nouvelle navigation est total dès 8 nœuds de vent.


WJ : Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se mettre au foil ?
BA : En général, on se souvient de ses premières fois : c'est clair, ça coupe ! Je conseillerai de porter des chaussons pour éviter de taper dans les ailes et le mât du foil, même si au début il est préférable d'éviter le waterstart en reprenant les basiques avec le tire-veille. De toute façon c'est quasiment impossible de le faire dans le vent léger ! Le casque peut aussi éviter de taper la tête en cas de catapulte mais généralement on ne se fait pas mal, en revanche on peut casser les nez des planches, il est donc préférable au début d'utiliser un Deviator. La combinaison intégrale permet aussi de limiter les coups dans les manœuvres sur la plage. Enfin, la règle que j'ai retenue est de ne pas lâcher le wish en cas de chute, cela évite à la planche de se retourner, tout en restant hors de portée du foil... Durant cette période d'apprentissage puis de développement du foil alu de Zeeko, je me suis rendu compte que pour débuter et progresser, il était primordial d'avoir un foil facile d'accès. Un foil haute performance (pour les vents plus forts notamment) n’est pas la panacée pour se régaler rapidement. D'ailleurs j'utilise un foil alu qui "bourre" et qui est quasi 2 fois moins cher !

 

Pour en savoir plus sur Benjamin Augé : www.facebook.com/Benjamin-Aug%C3%A9-Windsurf-334103760122383

 

Source : Benjamin Augé
Photos : Fred C/Next-concept.fr

tags: Benjamin Augé windfoil

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