3 questions à Antoine Martin

13/11/2023

Vainqueur de l’Aloha Classic pour la 2ème fois de sa carrière, le waverider français Antoine Martin boucle sa saison 2023 avec une 3ème place mondiale, sa meilleure performance à ce jour. Avec lui, retour sur cette épreuve à Hookipa, le PWA IWT Unified Wave Tour et le titre mondial désormais en ligne de mire.

 


Windsurfjournal.com : Cette victoire sur cette Aloha Classic est ta 2ème après celle en 2019. Quel est ton sentiment général, est-ce meilleur encore ?
Antoine Martin : Mon sentiment est que ma 1ère victoire est indétrônable ! Rien ne peut dépasser ce sentiment de réussite, surtout après d’aussi longues années. C’est un rêve et je n’y croyais tellement pas que lorsque j’ai gagné, j’ai eu cette espèce de boule au ventre, de joie et de stress. Toutes mes émotions sont ressorties à ce moment-là. Après cela ne veut pas dire pour autant que cette 2ème victoire n’a pas été aussi bonne, car, d’une certaine manière, c’est concrétiser et prouver que je pouvais le refaire et que ce n’était pas juste un coup de chance. Comme je l’ai dit sur le podium lors de la remise des prix, je pourrai gagner cette Aloha Classic 10 fois d’affilée, je serai toujours aussi content car c’est une compétition exceptionnelle. C’est notre épreuve phare de l’année comme le Roland-Garros du tennis ou le Pipe Masters du surf.

 


WJ : Quel bilan fais-tu de ce PWA IWT Unified Wave Tour après une 1ère année d'expérimentation ? Quelles sont les choses à améliorer selon toi ?
AM : Je pense que c’est la meilleure chose qui pouvait arriver au tour mondial. Cela nous a permis d’expérimenter justement, d’aller essayer des épreuves qui n’auraient jamais existé si nous étions restés sur le format PWA ou IWT. Et qui dit expérimentations, dit des hauts et des bas. Des très hauts comme des très bas... C’était une année charnière car c’était la 1ère fois et cela nous a permis d’en apprendre un peu plus sur la compétition en général et sur ce que nous voulions, nous les waveriders. Cela va nous permettre d’améliorer le concept dans les années à venir et que ça aille dans un sens positif. Ce que nous aimerions, c’est d’harmoniser les standards entre la PWA et l’IWT car d’une épreuve à une autre, c’était difficile de rester sur le même format. C’est un point que nous aimerions mettre au clair avec un jugement plus précis et des gens professionnels. Il y a aussi les standards pour nous aider car, comme c’est un tour plus complet, cela demande plus d’argent pour voyager. Nous aimerions aussi que les épreuves aient plus de visibilité pour les spectateurs et qu’elles soient plus compréhensibles. J’espère que cette année d’expérimentation permettra d’améliorer tout ça pour le futur.

 


WJ : Tu montes sur la 3ème marche du podium annuel, le titre mondial est-il à ta portée et te prends-tu à rêver de le remporter un jour ?
AM : Plus tu te rapproches du titre mondial et plus tu réalises que cela est possible. Avec cette 3ème place, je suis passé pas loin du titre, en particulier cette année. C’est vrai que l’on a beaucoup parlé de Marcilio Browne et de Ricardo Campello pendant cette Aloha Classic, mais, au niveau des points, je faisais partie de ces quelques-uns susceptibles de devenir champion du monde et cela s’est joué à pas grand-chose… J’ai eu des difficultés cette année, au-delà du côté physique et technique, et je me vois très bien y arriver un jour dans le futur. Cela me motive d’autant que j’ai vraiment découvert cette année que j’avais le niveau en compétition de rivaliser avec le top 3. Du même coup, cela est devenu un objectif plus réalisable qu’avant et ça donne encore plus envie de s’entraîner et de se préparer pour l’année prochaine ! Après, je n’ai pas envie que cela devienne un but ultime. Autour de ça, c’est beaucoup de pression, c’est une année très longue alors que j’ai envie de faire tout ce que j’aime dans le windsurf, la compétition mais aussi voyager, inspirer les gens, faire de l’image, découvrir de nouveaux spots. Cela fait une année assez chargée au final. J’ai envie de voir où m’amènera la 1ère étape l’année prochaine et suivre mon instinct. Et si je vois que ça se passe bien, je vais essayer de jouer le titre. Mais forcément, en tant que compétiteur, c’est un objectif à réaliser mais je ne veux pas me mettre la pression et continuer mon rêve de vivre de ma passion.

 

Pour en savoir plus sur Antoine Martin : www.instagram.com/antoinewindsurfing

 

Source : Antoine Martin
Photos : Fish Bowl Diaries

tags: Antoine Martin PWA IWT Unified Wave Tour Maui Strong Aloha Classic

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