À Hookipa sur l’île de Maui, la deuxième journée mercredi sur le Quatro Maui Pro 2026 tient toutes ses promesses, confirmant une nouvelle fois le statut mythique du spot hawaiien. Dans des conditions solides, mêlant alizés établis et vagues puissantes, l’élite mondiale offre un spectacle d’une intensité rare, marqué par un niveau d’engagement et de créativité exceptionnel.

Chez les hommes, la finale a des allures de sommet historique avec quatre anciens vainqueurs de l’Aloha Classic : Bernd Roediger, Antoine Martin, Marcilio Browne et Morgan Noireaux. Dans ce casting de très haut niveau, c’est le local Roediger qui s’impose avec autorité (16,40 points). L’Hawaiien fait la différence grâce à une vague parfaite, conclue par un enchaînement ultra engagé. Derrière lui, Antoine Martin prend la troisème place et laisse une empreinte durable sur l’épreuve. Le Guadeloupéen marque les esprits dès les demi-finales avec un goiter sans les mains, une manœuvre aussi risquée que spectaculaire qui repousse clairement les standards actuels dans la discipline. Marcilio Browne doit se contenter de la deuxième place, tandis que Morgan Noireaux termine quatrième dans une finale au niveau global impressionnant.

Chez les femmes, Marine Hunter confirme son excellente dynamique en s’imposant une nouvelle fois à Maui. La Française conserve ainsi son titre sur cette étape printanière, désormais classée 5 étoiles. Avec une navigation fluide et parfaitement connectée à la vague, elle domine la finale en enchaînant les scores solides (12,83 points). L’Allemande Maria Behrens poursuit sa montée en puissance avec une belle deuxième place, devant la légende hawaiienne Angela Cochran, toujours aussi compétitive. Lina Erpenstein échoue au pied du podium pour seulement 0,06 points.
Enfin, cette journée a également validé le nouveau format de compétition introduit à partir des demi-finales. Le vainqueur de chaque demi-finale accédait en effet directement à la finale, tandis que les deuxième et troisième se qualifiaient pour la finale B. Ce heat à quatre participants offrent à chacun une chance de monter sur le podium. L'effet est immédiat : moins de pression pour rester en lice et davantage d'incitations à attaquer, les riders se lancent ainsi dans leurs manœuvres les plus engagées et les plus risquées. Le goiter sans les mains d'Antoine Martin a justement été réalisé lors d'une demi-finale disputée selon ce format…
Source : World Wave Tour
Photo : Fish Bowl Diaries