Test rallonge NoerStick Python

13/08/2018

Nouvelle arrivée sur le marché du windsurf en début d’été, Mathieu Bonno de Windsurfjournal.com a eu la chance de tester la toute nouvelle rallonge NoerStick dans sa version Phyton (0 à 35 cm), un modèle censé vous faciliter la vie lors de la préparation et surtout lors de l’étarquage du point d’amure de votre voile.

 

Présentation du produit
Nous avons reçu cette rallonge par courrier, très bien emballée, et surtout dans une belle housse en néoprène. Issue d’un gros travail de développement de la part d’un petit groupe de navigateurs de Klitmöller à Cold Hawaii au Danemark, elle comporte un système de palans intégré dans le corps de la rallonge et une bague de blocage qui y est reliée directement. Le principe de cette rallonge innovante est la possibilité de régler le point d'amure poulie contre poulie et ensuite de faire le réglage comme bon vous semble, au millimètre près. Quelle que soit la voile que vous utiliserez, vous n’avez plus besoin de vous rappeler les réglages précis de chaque voile. Il y a également une petite tige de blocage pour les sangles d'amure et une tirette qui sert à bloquer l'aiguille du système U base du pied de mât. Cette rallonge est disponible en plusieurs tailles différentes, Viper réglable de 0 à 15 cm, Cobra de 0 à 25 cm et la Python de 0 à 35 cm. C’est ce dernier modèle que nous avons testé pour vous. Elle n’existe qu’en modèle SDM pour le moment.

 

Revue de détails
Accessoire très travaillé, elle est livrée dans une belle housse en néoprène avec un lien en bout qui permettra de la refermer et ne pas garder la housse ouverte. La rallonge possède un corps plein mais creusé par rapport aux rallonges habituelles qui sont vides. Elle n’a pas une forme arrondie mais elle est imaginée pour laisser la place au palan et sa poulie 4 réas qui sert à faire monter ou descendre la bague contre le mât en fonction de la hauteur d’amure dont vous aurez besoin. Cette poulie est intégrée à quelques centimètres du haut de la rallonge et permet de démultiplier les forces pour remonter la bague sur une voile de slalom qui nécessite une tension importante. Le bouchon du haut de la rallonge est rond pour épouser la forme du mât. Pour répartir la charge sur la bague contre le mât, 2 poulies sont intégrées de chaque côté de cette bague.  En bas de rallonge, ce n’est plus un mais 2 taquets coinceurs qui sont intégrés avec un taquet qui servira à la mise en place des poulies de rallonge contre celles de la voile, et le 2ème taquet sert, quant à lui, à gérer la tension de l’amure. Sur notre modèle test, il y a une petite tige à l’arrière de la rallonge qui servira à maintenir la sangle d’amure pour éviter qu’elle ne remonte. Et il y a également, dans cette partie basse, un système tout simple de double tige qui traverse la rallonge pour bloquer l’aiguille que les plaquettes en modèle U base possèdent.

 

Le test Windsurfjournal.com
Plutôt simple à comprendre, nous n’avons pas eu besoin de notice pour la première mise en place. Pour les plus curieux, vous pourrez vous rendre sur le site de la marque où une vidéo explique le fonctionnement de cette rallonge NoerStick. L'utilisation de cette rallonge doit permettre à l'utilisateur de ne plus lutter pour trouver ou se rappeler le cran à utiliser dans la mesure du guindant de la voile. Vous pourrez désormais posséder une seule rallonge pour toutes vos voiles qui nécessitent un mât SDM. Votre réglage sera complètement personnalisé en fonction des conditions météo du jour, il sera par contre difficilement renouvelable dans la mesure où vous ne voyez pas les centimètres qui défilent sous la protection de pied de mât intégrée sur la voile. Vous aurez sûrement vos repères en fonction de la tension de la chute de la voile. Selon le créateur, vous pouvez gérer la hauteur entre les poulies de la voile et celles de la rallonge. C’est vous qui choisirez si vous les voulez très serrées ou bien laisser un peu d’espace. Mais ce système vous permettra d’avoir la bordure de voile la plus basse possible dans toutes les conditions. Ce n’est plus cet écartement que vous réduisez en étarquant mais c’est la rallonge qui s’agrandit dans le mât. Nous avons fait plusieurs fois le test de cette mise en place et c’est agréable de ne pas lutter pour récupérer le bout dans son passage pour venir poulies contre poulies. Souvent, sur les voiles de slalom, la longueur du bout de la rallonge ne permet pas tout de suite de faire le tour de toutes les poulies pour pouvoir étarquer. Il n’est pas rare de devoir étarquer puis faire les derniers passages. Dans la mesure où, avec cet accessoire, la tension de la voile n’est pas encore mise en place, cette action ne prend que quelques secondes. Sur certaines voiles, le système de poulies de la rallonge ne posera aucun problème tel que le code de passage est présenté. Sur d'autres voiles, il nous a fallu un peu de réflexion pour ne pas avoir de croisement entre les bouts et nous n'avons pas respecté le déroulé proposé par la marque. Ce cheminement dépend de l’orientation de la poulie d’amure sur la voile. Toutes les marques n’utilisent pas la même manière de sangler leur poulie d’amure. Avec les 4 poulies intégrées dans la bague plus 4 autres dans le haut de la rallonge, la tension est bien démultipliée mais il y a quand même un inconvénient, plus vous étarquez et plus il y aura du bout résiduel avec lequel il faudra faire des tours et des tours pour terminer la préparation du gréement. Le fait d’avoir 2 taquets coinceurs ne donne pas beaucoup de place pour mettre le pied et avoir beaucoup de force dans l’étarquage. Sur nos voiles de test (freerace 3 cambers et freerace sans camber) cela ne posait pas de problème mais il faudra sûrement pousser bien plus fort sur des voiles de course. Cela ne fait pas très esthétique mais il y a une petite tige qui sort de la rallonge et qui sert au maintien de la sangle d'armure. Et cette petite tige est bien pratique pour ne pas que cette sangle glisse. C'est le système de blocage de la plaquette de pied de mât à aiguille qui a été le plus surprenant et pas forcément très facile à manier. C’est un bouton qui doit être tiré et non pas poussé, ce qui pose problème quand la sangle d’amure est mise en place. Ce système peut également facilement être sorti de son emplacement lors de l’assemblage du gréement au flotteur. Cela ne bouge pas du tout sur l’eau, puisqu’en tension.
Cette rallonge NoerStick est un très bel accessoire, de grande qualité et bien équipé. Cette rallonge est vraiment pratique pour ceux qui veulent avoir un réglage très fin de leur voile. On pourrait même aller plus loin, maintenant, en y ajoutant un palan d'amure, directement sur le mât comme en planche olympique, pour pouvoir régler la voile en permanence. Nous le faisons à l'écoute, pourquoi pas aussi à l'amure ! 

 

Caractéristiques techniques
Longueur :
0 à 35 cm
Existe aussi en Viper (0 à 15 cm) et Cobra (0 à 25 cm)
Prix : 290 €

 

Une question ou peut-être un avis sur ce produit, n’hésitez pas à en parler dans la rubrique dédiée du forum.

 

Source : Mathieu Bonno/Windsurfjournal.com
Photos : Mathieu Bonno/Windsurfjournal.com

tags: test NoerStick Python

Articles similaires

Jacopo Testa fait la différence

La dernière journée de compétition dimanche à Vieste en Italie, lors...

Huvermann et Testa leaders à Podersdorf

Grosse journée jeudi en Autriche sur la 1ère étape de la saison du...

Jacopo Testa - Corsica 2021

Avec peu d’épreuves internationales à leur calendrier en 2021, les meilleurs...
comments powered by Disqus
Gestion de vos données sur le site Windsurfjournal
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies ou autres traceurs pour vous proposer par exemple, des publicités ciblées adaptées à vos centres d’intérêts ou encore réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus fermer