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Le plaidoyer de Guillaume Barucq

02/05/2020

Parmi les tous premiers à ouvrir le débat, Guillaume Barucq milite activement pour une réouverture des plages alors que se profile le déconfinement… Après le podcast que nous lui consacrions dernièrement (cf notre article du 20 avril 2020), c’est un plaidoyer qu'il lance, "parce que toutes les populations côtières méritent le respect." Un très beau texte face à la réalité alors que, dans le même temps, les hashtag #RendezNousLaMer et #RendezNousNosPlages se sont emparés des réseaux sociaux ces derniers jours et que nos voisins européens annoncent l'ouverture de leurs plages (sous conditions) à l'aube de leur propre déconfinement, comme l'Espagne ce samedi 2 mai et la Belgique le lundi 4…

 

"Quand le confinement a été déclaré le 17 mars à midi, je suis allé surfer.

Rien n’interdisait encore d’accéder aux plages et nous n’avions pas pris d’arrêté municipal d’interdiction à Biarritz.

À peine sorti d’une campagne municipale éreintante, j’avais besoin de cette session, même si je pressentais que ce serait peut-être la dernière avant longtemps.

Le lendemain, la préfecture décidait sans autre forme de procès de fermer toutes les plages de la côte.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, toutes les plages de France furent interdites.

Il n’y avait pourtant aucune raison sanitaire de les fermer, aucun risque de surfréquentation en plein mois de mars, mais nous l’avons tous accepté par solidarité nationale.

Cette interdiction a été globalement bien respectée et les habitués du surf ou du bain ont pris sur eux pour se priver de leur élément pendant de longues semaines.

Le sevrage fut plus ou moins difficile à supporter selon les personnes mais je sais pour côtoyer et soigner de nombreux usagers de la mer que certains en sont meurtris dans leur chair.

Certains ont sombré dans une dépression, d’autres ont décompensé des problèmes d’addiction, d’autres encore ont développé des angoisses avec une peur panique de sortir.

J’ai également reçu des messages émouvants de personnes me racontant que l’océan était la seule chose qui les retenait à la vie et que cette situation les plongeait dans le désespoir.

Face à cette détresse, je ne peux, nous ne pouvons rester insensibles.

Maintenant que le déconfinement se profile, il est temps de retrouver la raison et de regagner l’élément dans lequel nous serons le plus en sécurité : l’océan.

Les populations côtières méritent le respect. Les habitants se sont souvent saignés aux quatre veines pour pouvoir vivre au bord de l’océan.

Ça ne devrait pas être à des bureaucrates qui ne connaissent pas l’océan de décider si nous pouvons y retourner, une fois les mesures de confinement levées.

Le retour à l’océan sera une mesure de santé publique, pour éviter que le confinement ne fasse plus de dégâts que le virus lui-même dans certaines zones."

 

Pour en savoir plus sur Guillaume Barucq : www.surf-therapie.fr

 

Source : Guillaume Barucq
Photo : Marie Etchegoyen

 



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tags: Guillaume Barucq Surf Thérapie

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