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3 questions à Sarah Hauser

29/01/2020

Présente le week-end dernier encore à Jaws sur l’île de Maui, c’est le 31 décembre dernier que la française Sarah Hauser a vécu l’une des journées les plus intenses de sa carrière en affrontant l’une des plus grosses vagues au monde, confirmant au passage son statut de windsurfeuse de gros… Quelques semaines plus tard, elle revient sur cette expérience unique et intense, elle qui était également à l’honneur dernièrement chez nos confrères de Nouvelle-Calédonie 1ère !

 

Windsurfjournal.com : Comment décrirais-tu cette session à Jaws du 31 décembre derner et comment s'organise une journée aussi spéciale que tu as partagé avec Marcilio Browne ?
Sarah Hauser : C’était une journée magique et longuement attendue! Nous avions eu droit à plusieurs fausses alertes depuis le début de l’hiver à Maui. Jaws requiert un swell énorme pour que la vague fonctionne, cela n’arrive que quelque fois par an, parfois zéro, et ce n’est pas garanti qu’il y ait du vent. Ma dernière session a Jaws datait de 2016 donc j’avais hâte d’y retourner. Au final, l’organisation s’est faite un peu à l’arrache, je n’étais pas sûre d’avoir une place sur un jet ski et puis le matin le swell montrait des signes de faiblesses, donnant l’impression de “mourir”, ce qui au bout du compte n’a pas été le cas !!! Du coup, une place s’est libérée sur le jet ski de Marcilio Browne et j’ai pu la prendre. C’était vraiment sympa de sa part de penser à me faire signe. Marcilio est un ami et un de mes clients (je suis son coach de fitness depuis plus d’un an) et il sait à quel point cela compte pour moi de pouvoir rider ces vagues-là !

 

WJ : Tu as sans doute ridé l'une des grosses vagues en windsurf par une femme, quelles sont les sensations au moment d'attaquer de tels murs liquides ?
SH : Bien évidemment la peur est là car un wipe out à Jaws peut très mal se finir. Il y a aussi beaucoup d’anxiété, pour moi c’est le matin pendant quand je me prépare. J’ai du mal à manger car j’ai le ventre noué, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Mais quand tout s’aligne comme il faut, quand je me retrouve sur la vague géante, lisse et translucide c’est juste l’extase ! A ce moment-là, je ne me demande même plus combien ça mesure, si je suis la première femme ou pas, je vis un moment sacré où tous mes sens sont en éveil et c’est juste magique !

 

WJ : Autant que physique, la préparation mentale est très importante lors de sessions comme celle à Jaws fin décembre dernier, comment te prépares-tu de ce point de vue-là ?
SH : Récemment je me suis intéressée à l’hypnose comme technique de préparation mentale. Ça permet de faire un travail en amont qui aide à rester calme, à avoir du discernement. Quand je m’apprête à prendre une vague à Jaws, il y a toute une partie de mon esprit qui veut crier “mais ça ne va pas !?!?!” et une autre qui veut y aller. Le tout, c’est de dompter la peur sans pour autant la supprimer car il y a des vagues qu’il ne faut pas prendre… 



Pour en savoir plus sur Sarah Hauser : www.hauserlifestyle.com

 

Source : Sarah Hauser
Photos : Fish Bowl Diaries - Adam Carbajal/Maui Cartel- Erik Aeder - Si Crowther

tags: Sarah Hauser Jaws Peahi

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