3 questions à Nicolas Warembourg

23/05/2018

Grand favori sur le papier, Nicolas Warembourg ne déçoit pas et remporte l’édition 2018 du Défi Wind à Gruissan après notamment un échec cuisant comme en 2014… La pression retombée (et la victoire largement fêtée !), il revient sur cette compétition unique pour laquelle il a, logiquement, un attachement tout particulier.


Windsurfjournal.com : Nous t’avions interviewé en vidéo à chaud le dimanche en fin d'après-midi au sortir de ce Défi Wind et juste avant de monter sur la plus haute marche du podium... Avec quelques jours de recul, quel regard portes-tu sur cette victoire ?
Nicolas Warembourg : J'ai encore du mal à réaliser mais petit à petit en voyant les photos et les vidéos je me rends compte que je l'ai enfin gagné. Sur les dernières éditions, je suis passé par tous les états allant de la déception quand je perds à 0,2 points en 2014, à l'euphorie en 2015 quand j'accroche la 2ème place avec tous les meilleurs mondiaux. Je me suis donc un peu blindé émotionnellement avec le temps je pense. Je voulais juste gagner cette épreuve une fois dans ma carrière. Ça restera un objectif d'essayer de le gagner à nouveau mais plus une priorité. 

 

WJ : Quel est selon toi la clé pour remporter un Défi Wind et comment se situe le niveau d'exigence et de préparation par rapport à une épreuve PWA ou AFF ?
NW : Il y a beaucoup de facteurs qui entrent dans l'équation. Tout d'abord la préparation est aussi importante que d'aborder une saison de coupe du monde. J'ai attaqué mes premiers entrainements et mon programme physique début décembre. Je me suis entouré d'un maximum de personnes pour être le plus performant dans tous les domaines : shaper, coach, kiné, masseur, training partners…. Je me suis senti prêt physiquement et parfaitement réglé sur l'ensemble de mon matériel. Mes partenaires JP Australia et NeilPryde m'avaient donné comme principal objectif de gagner le Défi. Ils m'ont fait confiance et m'ont beaucoup aidé pour y arriver. Ensuite, il est important de connaître parfaitement le spot et toutes ses subtilités. La longue distance est beaucoup plus tactique qu'une manche de coupe du monde, la connaissance du spot est capitale. 

 

WJ : Au-delà de ta victoire et le fait d'être 1er devant 1999 autres participants, quel regard portes-tu sur le Défi Wind, l'épreuve à proprement parlé ?
NW : Pour moi, le Défi est avant tout un moment incomparable dans ma saison. Le fait que tout le monde puisse se rencontrer, naviguer, discuter et faire la fête ensemble est un mix incroyable. J'aime passer du temps avec mes potes, stagiaires et riders pour célébrer notre passion commune. Ensuite, je pense que nous sommes à un tournant sur les formats de compétition en funboard. La coupe du monde représente l'élite du funboard mondial et le niveau n'a jamais été aussi élevé. Mais quand je pose la question à mes stagiaires ou à des amateurs, mise à part Antoine Albeau ou Björn Dunkerbeck, rares sont les autres riders à être connus. Mise à part quelques pratiquants spécialisés dans une discipline comme le slalom ou le freestyle, peu de personnes suivent le tour PWA. Le Défi amène la proximité avec les riders pros et surtout il y le fait que tout le monde puisse s'aligner sur la même ligne de départ pour tenter de me battre. Et c'est en vivant les mêmes choses sur l'eau, que le format du Défi et de la longue distance en général amènent un fort impact pour le développement de notre sport. Ce n'est pas un hasard si tous les big boss des plus grandes marques étaient présents cette année. Ayant discuté avec plusieurs d'entre eux, ils ont littéralement halluciné sur l'évènement et l'impact qu'il peut avoir sur le marché mondial.

 

Pour en savoir plus sur Nicolas Warembourg : www.nicolas-warembourg.com/?q=node/1

 

Source : Nicolas Warembourg
Photos : Jean-Marc Cornu/Defiwind.com - Stuki San/Defiwind.com

tags: Nicolas Warembourg Défi Wind Gruissan

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