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3 questions à Louis Giard

13/11/2020

En lice pour la sélection en vue des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, mais finalement écarté au profit de Thomas Goyard durant le printemps, Louis Giard faisait son grand retour à la compétition dernièrement à l’occasion des iQFoil International Games en Italie en prenant une très encourageante 11ème place. Fin régatier et très bon windsurfer, il répond aux questions de Windsurfjournal.com et apporte son analyse concernant le nouveau support olympique.

 


Windsurfjournal.com : Comment as-tu appréhendé ce nouveau support iQFoil ces derniers mois avant de participer aux iQFoil International Games ?
Louis Giard : La dynamique iQFoil s’est mise en place dès la réception du matériel début juillet. J’ai participé à deux regroupements nationaux, le premier au mois de juillet à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques à Quiberon et le second à Marseille dans la foulée. Je n’avais pas beaucoup d’expérience jusqu’ici puisque les International Games étaient ma première régate en foil mais le matériel est quand même très bien abouti et l’adaptation technique a été plutôt facile. Maintenant, il nous reste une multitude de réglages et de choses à adapter pour optimiser notre pratique et les performances. D’un point de vue personnel pour un début ça m’a rassuré et je prends beaucoup de plaisir. La planche à voile à foil c’est quand même assez génial et je trouve ça vraiment super que ce support puisse réunir différents univers du windsurf. On voit des personnes issues de la PWA, du freestyle, de l’olympisme et même d’autres supports en voile. C’est bien la preuve que ça attire et c’est une bonne nouvelle pour le futur. Je pense qu’au-delà du circuit olympique, il y a pleins de belles épreuves à développer avec le foil notamment sur les longues distances. Avis aux organisateurs d’évènements une fois que l’on sera revenu à la normale après ce virus !

 


WJ : Quels sont les points communs et les différences majeures de ton point de vue entre le support RS:X et l'iQFoil ?
LG : J’ai participé à 9 championnats du monde sénior en RS:X, le support commençait à devenir dépassé mais c’est vraiment le jeu de la régate et l’effort physique que j’appréciais. Avec le foil, on va retrouver ces deux éléments. Pour nous coureurs issus de la RS:X, c’est donc toujours aussi intéressant. Au-delà de ces deux aspects, ces années d’expérience m’ont appris à bien choisir mon matériel, à me préparer physiquement et mentalement à de grosses échéances et ça ne changera pas. La démarche reste la même à savoir faire du sport de haut niveau. C’est-à-dire pousser tous les paramètres de notre jeu au maximum pour essayer d’être meilleur que les autres concurrents. La principale différence pour moi porte sur les formats de courses. Personnellement, et je pense que c’est le cas pour une grande partie des coureurs de la RS:X, on manque d’expérience sur le slalom et à ce jeu-là, les coureurs de la PWA sont en avance. D’une manière générale, les courses sont plus courtes et très intenses, il faut savoir s’adapter et percuter tout de suite. Autre différence, le format longue distance qu’on pratiquait parfois à l’entraînement en RS:X pour se faire plaisir mais en régate à 120 avec un départ au lièvre, c’est autre chose. Il faut donc bien repérer les endroits stratégiques du plan d’eau qui seront déterminants pour cette course. A mes yeux, ce format est génial. Une grosse différence c’est le gabarit, il va falloir prendre un peu de poids pour être plus performant. Je crois que l’on aura du mal à régater en dessous de 8 nœuds donc cela va changer par rapport à la RS:X ou une journée sur l’eau pouvait durer 2h30-3h et c’était terminé. Là on a des phases d’attente qui sont importantes donc il va falloir gérer.

 


WJ : Cette 11ème place en Italie est encourageante, quels enseignements tires-tu de cette épreuve et est-ce cela t'encourage à continuer voire repartir pour une sélection pour Paris 2024 ?
LG : Pour une première, c’est effectivement plutôt pas mal ! J’ai eu de la réussite pour rentrer dans les 12 premiers qui participaient à la finale puisqu’initialement 13ème Pierre Le Coq (blessé la veille) a accepté de se retirer pour que j’accède à ce quart de finale. Mis à part cela, je n’avais pas régaté depuis le championnat du monde RS:X en Février 2020 donc j’étais impatient d’être sur la ligne de départ. J’étais plutôt satisfait de ma vitesse au près/vent-arrière et j’ai plutôt bien tiré mon épingle du jeu sur ce format donc c’est encourageant. J’ai réussi à faire des choses pas mal en slalom mais je manque d’expérience sur cette pratique, il va falloir travailler là-dessus pour se rapprocher des meilleurs de la discipline. Il faut sans doute que la classe se structure pour trouver sa voie et gagner en efficacité en fonction des forces de vent et des formats, parce que le potentiel est énorme mais on peut vite dériver dans quelque chose qui peut desservir ce sport. Paris 2024 c’est la finalité mais à mes yeux c’est un peu tôt. Je prends beaucoup de plaisir en foil après les années RS:X, j’apprends pleins de choses. A l’heure actuelle, je m’investis pour progresser mais j’attends de voir comment je vais me débrouiller concrètement dans les années à venir.

 

Pour en savoir plus sur Louis Giard : www.facebook.com/louis.giard

 

Source : Louis Giard
Photos : Gauthier Lebec - Martina Orsini/iQFoil International Games/Campione Univela



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tags: Louis Giard iQFoil International Games

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