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Magazine : Enquête Matos People Compétition Tests  
Méfiez-vous de Yann Sune !
09-10-2007
Ne vous fiez pas à son air cool, Yann Sune est un waverideur explosif et une bête de contests. Un vrai professionnel, à l’eau chaque jour ou presque, et dont les yeux s’allument dès que l’on parle windsurf. Généreux, il pousse à fond la jeune génération du Nord, sa région d’adoption. Il lorgne aussi sur le titre de champion de France de vagues qui lui manque encore, tout en annonçant son probable retour sur le PWA World Tour en 2008 !





Windsurfjournal.com : Le windsurf et toi, c’est déjà une longue histoire ?
Yann Sune : J’ai un papa windsurfer qui m’a mis très tôt sur l’eau. Et le jour où j’ai vu dans des magazines que l’on pouvait faire des sauts énormes je me suis dit : "ça, ça m’intéresse !". J’ai commencé la compète très tôt, vers 12-13 ans au Havre, en Normandie. D’abord la Raceboard, puis le slalom et surtout les vagues ! A 13 ans  j’ai passé mon premier forward. Ma première AFF, j’avais 20 piges. Quand j’ai voulu devenir vraiment pro j’ai passé deux mois à Hawaii. Puis je suis passé dans le team Fanatic international en freestyle et vagues. Ma meilleure année, j’ai été 13ème à l’overall et 17ème en vagues. Mais un pépin physique m’a écarté de la World Cup. Depuis j’ai gagné la Wissant Wave Classic, d’autres compètes à Carro et dans le Nord... Et puis il y a eu cette finale l’an passé sur l’AFF de Wimereux, contre Xavier Huart. C’est un très bon adversaire ! Au final je suis second au classement annuel en vagues en 2006, j’espère bien faire mieux...

WJ : Aurons-nous l’occasion de te revoir sur une coupe du monde ?
YS : C’est clair ! J’en ai toujours l’envie, surtout quand je vois des épreuves comme le Cap Vert ! Mais ça coûte très cher, il faut y aller avec un objectif précis. Avant j’y allais pour apprendre, maintenant c’est pour marcher vraiment. Là je ne suis pas pris pour Sylt faute d’avoir été sur les épreuves précédentes. Mais je vais essayer de faire toutes les épreuves l’an prochain !

WJ : Depuis quand es-tu installé dans le Nord ?
YS : J’y suis venu un été pour faire une saison en tant que moniteur, et je n’en suis jamais reparti ! J’ai adoré les conditions et les gens. Wissant est pour moi l’un des meilleurs spots de France ! D’ailleurs c’est là-bas que devrait se passer l’épreuve de vagues de la finale AFF cette année. Comme je suis dans mon jardin, c’est clair que je vais la préparer d’une façon particulière. (Ndlr : il commence à bien tourner le push forward.) Et j’espère qu’on aura tout le plateau des world cuppers français ! Il y a aussi chez nous beaucoup de très bon riders, notamment les jeunes comme Alice Arutkin ou Jules Denel. Alice est très bonne en surf, elle pourrait mettre une correction à pas mal de monde sur la world cup... Et leurs deux petits frères, qui vont être super forts ! Il y a une super émulation avec ces jeunes qui observent et sont capables de refaire très vite ! J’invite donc tout le monde à venir se faire une idée.


WJ : Tu sembles inséparable d'un autre Nordiste, Florent Carbonnet...
YS : Flo, je l’ai connu il y a 2-3 ans. Il avait une réputation de casse cou, il faisait déjà des doubles forward ! Depuis un an, c’est mon compère de navigation, on part en trip ensemble. C’est un personnage parce que dans la vie il ne se prend pas au sérieux mais sur l’eau, c’est beaucoup d’énergie ! Je lui ai trouvé du matos JP/NeilPryde car il a largement le niveau. C’est aussi un œil extérieur, il est très bon sur l’analyse des moves et comme c’est un sport de sensations, c’est important d’analyser, de corriger. C’est comme ça qu’on construit un heat.

WJ : Au fil de tes voyages, quels sont les endroits qui t’ont le plus marqué ?
YS : Les trips font vraiment partie de notre sport, chercher des spots, rencontrer des gens... Maurice m’a beaucoup marqué, La Barbade fut un gros coup de cœur car tous les ingrédients étaient réunis, sur la terre comme sur l’eau. Les Antilles, où j’ai passé mon adolescence... Sinon bien sûr, Hawaii et l’Afrique du Sud restent une valeur sûre.

WJ : La musique, enfin, semble occuper une place importante dans ta vie...
YS : Oui, j’ai longtemps eu un sound system, c’était une passion qui rapportait aussi un peu. Je faisais DJ et chant, du hip-hop et dance hall. Par passion, je continue à évoluer dans ce milieu là. Ca équilibre aussi ma vie hors de l’eau.